Madame Althaus, il se trouve que le comité de la SSO est exclusivement masculin. La SSO doit-elle instaurer un quota de femmes?
Un quota féminin s’impose toujours au détriment des hommes et ce n’est donc pas une bonne solution. Tout organe ou institution devrait plutôt systématiquement donner le choix entre au moins une femme et un homme lors de chaque nouvelle nomination à une fonction ou élection à un poste. Nous ne devons pas nous satisfaire d’une unique candidature masculine.

Mais que faire si la commission ne trouve aucune femme disposée à assumer la fonction?La question, c’est de savoir où l’on cherche! Pour trouver des candidatures féminines, il faut activer des réseaux différents, suivre d’autres voies et, peut-être, définir des exigences différentes. C’est dans ce contexte que les médecins–dentistes membres de la SSO, femmes et hommes, pourraient faire la démonstration de leur créativité et s’affirmer dans le monde professionnel en tant que véritables entrepreneuses ou entrepreneurs.

Quel conseil donneriez-vous à une jeune femme médecin–dentiste à l’orée de sa carrière, et qui serait également désireuse de fonder une famille ?Je lui conseillerais de ne se fixer aucunes limites. Elle devra ouvrir son propre cabinet dentaire ou planifier sa carrière si c’est cela qu’elle désire. Elle trouvera toujours une solution si et quand elle deviendrait effectivement mère. De surcroît, je conseille aux jeunes femmes d’aborder ce sujet suffisamment tôt avec leur partenaire.