Est-ce que le fédéralisme à la SSO avec ses vingt-trois sections est encore de notre temps, ou bien s’agit-il d’un monstre de financement ? C’est la question qu’a posée Martin Wüest de la section de Bâle lors de la conférence des présidents 2015. À quel point les besoins de chacune des sections sont-ils différents ? Une enquête conduite auprès des présidents était tout en haut de l’ordre du jour.

À Genève, par exemple, on a débattu de la reconnaissance des diplômes des hygiénistes dentaires étrangères. Les médecins – dentistes de la Suisse centrale ont par contre de leur côté de la peine à trouver des hygiénistes dentaires ! Nos confrères tessinois se demandaient si d’autres cantons ont également à se battre contre la publicité des centres dentaires à l’étranger, et Fribourg a mis sur la table la question du « préapprentissage ». Il semble qu’il soit de plus en plus apprécié, alors qu’il n’est pas encadré comme l’apprentissage proprement dit.

Le comité avait l’intention de promouvoir les échanges pendant cette séance consacrée aux questions des participants, et il y est certainement parvenu. Les préoccupations de chacun ont été abondamment discutées. Et la SSO Suisse, que pense-t-elle de son fédéralisme interne ? « Nul doute que les fusions de deux ou de plusieurs sections sont possibles, cela va de soi. Mais c’est l’affaire entre elles des sections concernées et non de la SSO Suisse », a indiqué le président de la SSO Beat Wäckerle.

S’adresser au plus grand nombre possible de médecins–dentistes

De son côté, l’adaptation des différentes catégories de membres a suscité un vif débat. Simon Gassmann, secrétaire de la SSO, a présenté un nouveau concept inspiré de celui de la FMH et qui tient compte de la révision de la loi sur les professions médicales. Comme jusqu’à présent, nous faisons la distinction entre les membres actifs qui travaillent sous leur responsabilité propre et les membres actifs qui travaillent sous supervision. Pour ces derniers, il est prévu qu’ils restent membres B sans limitation de temps tout en devant, chaque année, faire confirmer par leur responsable le statut de leur activité sous supervision à l’aide d’un questionnaire facile à compléter. S’ajoute désormais la catégorie de membre actif C pour les médecins – dentistes dont l’activité professionnelle se déroule principalement dans une clinique universitaire ou une autre institution de droit public, mais qui soignent et qui facturent à des patients privés sous leur propre responsabilité. Un règlement distinct reposant sur les statuts de la SSO définira encore mieux à l’avenir les obligations financières de chacune de ces catégories de membres (catégories de cotisations).

Le principe selon lequel les personnes physiques ont seules la capacité pour devenir membre de la SSO (qualité de membre ad personam de la SSO, pas de personnes morales) est toujours valable et que seuls les membres actifs de la catégorie A peuvent se présenter au public en tant que médecin – dentiste membre de la SSO.

Cette révision ne concerne que les catégories des membres de la SSO Suisse. Chacune des sections peut adapter ses propres catégories de membres, mais elle n’en a toutefois pas l’obligation. L’objectif de la nouvelle conception, c’est de s’adresser au plus grand nombre possible de médecins – dentistes à l’avenir également. La proposition du comité sera soumise au vote de l’assemblée des délégués en avril prochain.